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mardi 17 mars 2015

De l'égotisme à la mythologie individuelle.


Quelques mythologies égotistes dans l'art moderne et contemporain





Joseph Beuys | Légende personnelle et anthropologie du soi.



















Bruno Paléssy | la conjuration de la mort.
























David Altmejd | Le fantasme à l'échelle du musée.

































Matthew Barney | Cremaster
Une libido sous forme de mythologie hollywoodienne.























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lundi 16 mars 2015

| CHIHARU SHIOTA | Biennale de Venise 2015.

 

CHIHARU SHIOTA


 “Les fils sont tissés l’un dans l’autre. Ils s’enchevêtrent. Ils se déchirent. Ils se dénouent. Ils sont comme un miroir des sentiments”. Chiharu Shiota.





Chiharu Shiota est une artiste japonaise qui travaille sur la mémoire, les liens entre passé et présent. Les fils tendus sont la matérialisation du souvenir, et du rapport entre la présence physique des objets et les êtres absents qui les ont “habités”.

Chiharu Shiota représentera le Japon à la  Biennale de Venise 2015.


Le site de l'artiste : http://buff.ly/19rSsQ4

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jeudi 12 mars 2015

| ARTEFIELDS NEWS | Mars 2015 | Antony Gormley | Giulia Andreani | Emilie Bazus | Marion Davout | etc.















Gormley | Second Body
A l'occasion de l'exposition "Second body" à la galerie Thaddaeus Ropac, un compte-rendu accompagné de photographies.
Article à lire ici : Les corps abstraits.
Galerie photo ici : Second body.













Exposition "Fairy tales"
Avec Marion Davout et Emilie Bazus, deux jeunes talents féminins de la peinture contemporaine française.
Marion Davout : Paysages en lambeaux.
Emilie Bazus : Matérialité "monumentale" en mouvement.













Giulia Andreani.
Prochaine exposition : Tout geste est renversement. A ne pas manquer !
Vernissage le 21 mars 2015.
Un article d'Artefields à lire ici : Grande et petite histoire passées au gris de Payne.













| "CHERCHER LE GARÇON" | MAC/VAL | Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne
Exposition collective d'artistes hommes | Vernissage Public: 06.03.15, 18:30 •
07.03.15>>30.08.15
En savoir plus



Artefields

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| NOUVELLE FIGURATION |


LE RETOUR DU SIGNIFIE 




La nouvelle figuration fait la transition entre l’abstraction prédominante des années 1950 vers une  figuration dite « narrative » qui émerge dans les années 1960. C'est alors que de nombreux peintres veulent s’affranchir de la forme pure en elle même pour revenir au sujet, au "signifié".

 




: Valerio Adami •

: Eduardo Arroyo •


: Gilles Aillaud •

: Henri Cueco •

: Leonardo Cremonini •

: Gérard Fromanger •












: Erro •




: Klassen •
 

: Jacques Monory •










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| FIGURATION LIBRE |


RÉACTION AUX AVANTS GARDES

HÉRITIERS DU POP ART ET DE L'ART BRUT

 
Robert Combas

La "figuration libre" est née d’une réaction à l’austérité, le dogmatisme et finalement l’élitisme très coercitif de l’art minimal et conceptuel et autres mouvements tels qu’Arte Povera, support/surface.

L’idée est alors de se libérer de ce carcan et s’autoriser à représenter à nouveau des sujets, à "figurer". Tout ceci dans une totale décomplexion, aussi bien par rapport aux exigences intellectuelles des avants gardes, de s’opposer à toute forme de représentation/imitation, que par rapport aux distinctions classiques entre arts nobles/arts mineurs. Les tenants de la "figuration libre" refusent toute frontière de genre et de valeur, ils empruntent donc aussi bien à la BD, la culture rock, que les graffitis de rue, la pub (héritage du pop art), les Beaux-arts, art populaires, art brut ou appliqué. Il n’y a plus de tabou, ni dans la forme expressive, ni quant aux sujets, tout ça dans un jaillissement de couleurs.

Cette réaction à l’élitisme austère des avant gardes c’est manifesté en Italie avec Transavangardia, aux États Unis avec le Bad Painting, les Néo-Expressionnistes ou Nouveaux Fauves en Allemagne.

Boisrond | Di Rosa | Combas.

| Trans-avangardia | Francesco Clemente :


| Bad Painting | Basquiat :


| Nouveaux Fauves | Schnabel :


GRASKY :
Grasky se situe entre cette mouvance et la "nouvelle figuration", soit pour faire court le retour du "signifié" et l’affranchissement des avants gardes:

Grasky


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| Emilie Brout et Maxime Marion | Web, cinéma et hybridation numérique.

 

|  Web, cinéma et hybridation numérique. |



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Emilie Brout et Maxime Marion effectuent leurs études aux Ecoles supérieures d’art de Nancy et d’Aix-en-Provence, puis commencent à œuvrer ensemble en 2007 à l’Ensad Lab. Depuis ils travaillent sur le thème de l'hybridation, l'archivage et la collection et confrontation des "datas" extraites du web et du cinéma.

Ils exposent actuellement dans le cadre de l'exposition collective : Miroir, ô mon miroir.
A voir ici :  http://bit.ly/1F2hUXO

Le site des deux artistes : http://bit.ly/1b4bjBd

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mercredi 11 mars 2015

| ANTONY GORMLEY | SECOND BODY | Les corps abstraits.


Les "corps abstraits".






"Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est que nous avons un corps et une conscience. Ce terrain commun de l’incarnation est le point de départ du véhicule de mon art. Nous avons tous un corps, c’est la condition matérielle pour être un humain." Gormley.



C'est une des particularités paradoxales du retour à la statuaire dont fait partie Gormley. En effet l’artiste s’oppose à toute représentation et toute narration tout en voulant parler et donc « figurer » l’Homme, ou plutôt le corps humain.
Pourtant, les corps sculptés de Gormley figurent l'Homme sans sexe, rarement ou tout du moins pas représenté comme le signe d'un genre mais plutôt comme une des fonctions du corps. Ces corps abstraits sont aussi sans visage ni action.

Cependant, l'artiste ne cesse de clamer qu'il veut réconcilier l'art avec le corps social, revenir à ce lien que la modernité a rompu par son abstraction, son minimalisme et au final son élitisme.

Les sculptures de Gormley sont pourtant bien des "corps abstraits", des Kouroï, qui ne figurent plus des dieux, des principes de la nature, mais l'idée que l’artiste se fait de la place de l'homme dans le monde physique et tout spécialement telle que la physique atomique se la représente.
L'Homme ou plutôt le corps humain sans action, ni affective, ni sociale, appartient pour Gormley au réseau, aussi bien le réseau des autres corps humains dans les relations sociales que le corps humain tel qu'il est pris dans le champ de la physique subatomique.
Gormley va néanmoins encore au delà en évoquant les tibétains qui voient la conscience comme logée dans l'infinité obscure de nos propres corps.

Cette démarche aboutit à des formes verticales, soit massives et cubiques, soit au contraire de structure filaire presque issue de l'imagerie populaire de Matrix. Pour Gormley nous appartenons à des matrices, sociales, telluriques ou subatomiques.
Les « corps abstraits » de Gormley ne représentent rien, ne racontent rien, sinon leur présence physique, mais tout de même réinterprétés suivant la conception matricielle de Gormley, attendent donc impassibles notre interaction.

Ces "corps abstraits", ces masses verticales sont comme des points finis qui marquent l'espace et figent le temps. C'était une des fonctions des Kouroï  qui n'ont jamais été des représentations de personnes mais des offrandes aux dieux ou des bornes érigées en souvenir d'un défunt pour lutter contre le temps de l'oubli en nous conviant à nous arrêter en un point spécifique de l’espace : l’autel.
Gormley attache une grande importance à cette fonction de la sculpture, marquer d'une verticale en un point précis et localisé, fini,  l'espace horizontale et infini. Ces sculptures sont des marqueurs/totems qui attendent notre interaction.

Or la pièce "Extension Field" composée de multiples cubes en fonte et disposés de manière non linéaire, évoque cette fonction. Ces totems anonymes marquent le lieu et arrêtent le temps en une pause interactive avec le visiteur.
En outre la massification des corps abstraits, leur répétition avec de subtiles variantes, crée des vides et des pleins où se déplacer, où notre corps se meut. C'est la grande force de cette œuvre et notamment de cette exposition, « Second Body ».

Soit on est aveuglé  par ces masses sombres et on ne voit pas au delà des rangées de Kouroï impassibles et massifs, notre regard et notre corps doivent donc se faufiler entre eux. Soit au contraire on voit à travers la structure filaire qui "figure" une structure subatomique et on perçoit à travers la matière, on voit les autres observateurs/spectateurs/visiteurs.

Ou encore on déambule parmi des silhouettes faites d’amoncèlements de cubes en déséquilibre qui troublent notre vision en donnant l'impression de voir une silhouette à travers une brume de chaleur ou sur un écran d'ordinateur sous forme de pixels surdimensionnés.


"De nos jours, l’art est moins une affaire d’objets que d’événements. Ce qui compte, c’est ce qui se produit quand nous pénétrons dans l’espace de l’art. Alors oui, je veux le corps, mais je le veux ouvert, pas fermé ; vierge de toute marque sociale ou des gestes d’une séquence narrative. Ce corps abstrait fait mieux que l’abstraction pure car il peut véhiculer des affects." Gormley.



Galerie Ropac, Pantin : http://bit.ly/1F0UhPF
Site de l'artiste : http://bit.ly/1F0UmD1

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