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vendredi 24 avril 2015

PORTRAITS | JEUX DE REGARDS EN PEINTURE

| PORTRAITS |

Le portrait et donc dans la plupart des cas le regard surtout dans le registre de la peinture est une source inépuisable de débats. Débats qui vont de la question du mimétisme qui cherche à rendre l’intériorité de la personne représentée - l’art du portrait tel qu’il a été pratiqué jusqu’à Lucian Freud - jusqu’aux jeux de miroirs magistralement posés de manière presque définitive par Velasquez dans les Ménines.
Le temps de la peinture quand elle n’est pas expressionniste - traduction de l’énergie de l’artiste - est un temps long où le regard est tout sauf un échange instantané. Le temps de l’exécution s’oppose aussi au temps du regardeur qui est immédiat quand bien même celui-ci se livrerait à la contemplation. La première perception du regardeur est donc presque toujours l’interpellation, la captation de son regard par le regard de ce que le peintre où le sculpteur a réalisé dans la durée.
Le regard est aussi l’occasion de multiples jeux propices à l’ironie, la distance et la mise en cause de l’illusion même de ce qui est représenté.
Cette réciprocité « asynchrone » trouve son pivot dans la surface du tableau. Surface picturale qui, quant à elle, est toujours contemporaine du regardeur. Or ce plan de réalité (le tableau), s’affirme souvent, bien que de manière plus ou moins explicité, y compris à la renaissance, comme un medium, un regard de l’artiste et de son temps sur son époque et ses valeurs. D’où ce jeu fascinant entre la séduction immédiate face à certains de ces regards qui nous observent, nous interpellent et la conscience claire qu’il ne s’agit que d’un truchement.



 
 
 
le-caravage
 
















lucian-freud



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jeudi 9 avril 2015

Les corps abstraits. Art contemporain et dividu.

Les corps abstraits et le sujet dans l'art contemporain.



Antony Gormley a développé dans sa statuaire l'idée de corps abstrait, le corps comme un point d'inter-action avec les multiples niveaux du monde physique. On rejoint le concept de « dividu » ébauché par Gilles Deleuze et développé par Keiichiro Hirano. Le « dividu » est pour faire très court l'après de l'individu tel qu'il a été lentement élaboré depuis l'humanisme de la renaissance. L'homme de l'humanisme est le sujet pensant, l’unité rationnelle, l’individu dans un espace physique qui ne se présente plus tel un cosmos englobant mais comme un objet quantifiable et contrôlable par la raison, les nombres, la mécanique. A l’opposé le « dividu » est plural et rhyzomatique. Un certain nombre artiste tente directement ou indirectement, consciemment ou pas complètement de répondre à cette nouvelle vision du sujet éclaté.



SHIOTA : Memoire, espace/temps et intersubjectivité.

Shiota, corps abstrait

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DAVID ALTMEJD : l'espace investi par le fantasme et le récit de l'inconscient prend place dans l'espace.

David Almejd, Flux

CLAIRE MORGAN : Ecosystèmes en suspension !

Claire Morgan

ANTONY GORMLEY : la sortie du corps, le corps abtrait comme point nodal au sein des inter-actions physiques.

Antony Gormley, corps abstrait

ALBERTO GIACOMMETI : l'impossibilité de saisir l'individualité.

Giacometti

Giacometti

FRANCIS BACON : une identité en fuite perpétuelle, une forme picturale qui juxtapose les contradictions et paradoxes intimes.

Francis Bacon, corps abstrait





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